- Il y a quatre ans, 16'000 personnes étaient présentes dans les rues d'Aigle pour le départ de la neuvième étape du Tour masculin. (© Radio Chablais)
Quatre ans après avoir accueilli le départ d'une étape du Tour de France masculin, Aigle s'apprête à replonger dans l'effervescence de la Grande Boucle. Si l'épreuve est féminine cette fois, le travail en coulisses est resté quasiment identique.
Le compte à rebours est lancé à Aigle. Dimanche, la cité chablaisienne donnera le départ de la deuxième étape du Tour de France femmes en direction de Genève. Une organisation que la ville connaît déjà après l'accueil du Tour masculin en 2022. Cette année, elle a même eu plus de temps pour s’y préparer, puisque l’annonce d’un « Grand Départ suisse » était tombée au mois de juin de l’an dernier. Si cette première expérience a permis de gagner du temps dans la préparation, elle n’a pas pour autant allégé la charge de travail durant ces 13 derniers mois. « Il y a peut-être 20 athlètes de moins qu’en 2022, ça ne change rien », explique Laurent Niquille.
Membre du comité du Grand Départ suisse avec des représentants de Lausanne et Genève, le Chablaisien a vécu des derniers mois bien remplis. Également responsable du comité aiglon d’organisation, il a dû coordonner de nombreux aspects pour répondre au cahier des charges imposé par A.S.O., la société organisatrice du Tour de France. Ainsi, neuf commissions ont été créées, rien qu’à Aigle. « Il y a beaucoup d'administratif. Il y a la gestion de la sécurité dans la ville, la question des infrastructures, du barriérage, de la mise à disposition d'électricité et d'eau », énumère Laurent Niquille. À cela se sont ajoutés la recherche de partenaires, la communication auprès des habitants ainsi que la mise sur pied d'animations destinées à faire vivre le chef-lieu du Chablais vaudois tout au long de la journée.
100 communes traversées, attention à la sécurité
La sécurisation du parcours a également nécessité un important travail de coordination avec son collègue Pierre-Yves Brélaz et les autorités. Des réunions ont été organisées avec l'ensemble des communes traversées par le peloton afin d'anticiper les fermetures de routes (deux heures avant le passage des coureuses) et de protéger les différents obstacles présents sur le tracé. « Il y a une centaine de communes traversées sur les deux jours de course en Suisse. Il faut prendre contact avec elles, les informer, demander du barriérage et s'assurer que tout soit prêt pour que la course puisse se passer sans encombre », détaille Laurent Niquille.
Tout devrait ainsi être prêt à Aigle pour dimanche. « Maintenant, ce sont les détails. » À savoir l’accueil des infrastructures et des différentes livraisons. Le camion podium sera installé devant la place du Marché, les bus des équipes occuperont plusieurs rues et le public pourra approcher les coureuses avant le départ prévu à 14h20. Pour Laurent Niquille, l'événement doit dépasser le simple cadre sportif. « On aimerait aussi s'appuyer sur ce genre d'événement pour développer le vélo au sens plus large. Que les gens se mettent sur le vélo aussi pour leurs déplacements quotidiens. » Un héritage que la ville espère prolonger bien après le passage des 147 coureuses, dont les deux Suissesses Marlen Reusser et Noemi Rüegg.
L'interview de Laurent Niquille
Thierry Nicolet










































