- Montreux a conclu sa saison samedi soir, sur une défaite lors de l'acte II de la finale de playoffs. En mars, les joueuses s'étaient également inclinées en finale de Coupe de Suisse. (© @pixofnathan)
Le titre leur a échappé, mais pas le sourire. Battues en finale des playoffs de LNA, les joueuses du Montreux HC tirent un bilan extrêmement positif d’une saison qui les a menées bien plus loin qu’elles ne l’imaginaient.
Une défaite en finale de Coupe. Puis une nouvelle en finale de playoffs de LNA. Cela pourrait saper le moral de n’importe quelle formation. Mais si déception il y a forcément eu samedi soir à l’issue du revers 5-2 face à Vordemwald, la tristesse a très rapidement laissé place à la fierté. « Je pense qu’il y avait peu de choses que nous pouvions mieux faire. Nous avons tout donné, et n’avons aucun regret. » Ces mots, ce sont ceux de la gardienne Maeva Piemontesi, l’une des trois membres du « noyau » montreusien à l’origine d’une saison inattendue au niveau des résultats.
Après un regroupement infructueux avec Genève durant deux ans, les joueuses de la Riviera repartaient pour un nouvel exercice sans vraiment de repères, avec pour seul effectif les locales Tess Byrde, Julie Becker et Maeva Piemontesi. Deux autres femmes, devenues mamans, n’étaient elles présentes qu’occasionnellement. « Nous ne savions pas trop où nous allions, c'était très incertain. Mais la vie a bien fait les choses, en nous amenant de nouvelles têtes au bon moment. » Parmi celles-ci, deux Catalanes, Alba Ambròs et Maria Bonet, ainsi que deux sœurs uranaises, Maria et Stephanie Gehlhaar.
Un cri de guerre multilingue
La création express d’une cohésion d’équipe était ainsi nécessaire. « Ce n’était pas donné. Mais nous avons créé un véritable groupe d’amies », sourit Maeva Piemontesi. Ce multiculturalisme linguistique fut d’ailleurs vecteur de cette solidité. « Celles qui parlent espagnol, celles qui parlent allemand, le coach en italien et français… Nous n’arrivions pas toujours à nous comprendre, mais ça nous faisait rire. » Tout un symbole, le cri de guerre des Montreusiennes, long de quatre mots, utilisait… quatre langues différentes.
Fortes de cette année au-delà des espérances, les Vaudoises espèrent désormais faire encore mieux la saison prochaine. Le club désire tout de même attirer une ou deux joueuses supplémentaires, afin de garnir un effectif qui fut quelques fois un peu court ces deniers mois. Maeva Piemontesi est cependant sûre d’une chose : tout se passera bien. « Nous avons trouvé le secret, et ce secret, c'est notre amitié, vraiment. »
L'interview de Maeva Piemontesi
Thierry Nicolet









































