- L'équipe de Suisse pouvait se congratuler à Villars, à l'issue des finales de Coupe du monde. (© ISMF)
Domination en Coupe du monde, succès olympiques… L’équipe suisse élite de ski alpinisme a bouclé un hiver exceptionnel. Son staff attend désormais que ces résultats se traduisent en retombées concrètes.
Dire que l’équipe nationale de ski alpinisme a réussi sa saison relève peut-être de l’euphémisme. L’extraterrestre Rémi Bonnet a par exemple remporté l’entier des courses auxquelles il a pris part, et donc été sacré au niveau du classement général. Le Valaisan Aurélien Gay, lui, a brillé dans la discipline de la verticale derrière l’intouchable Fribourgeois. La Boélande Caroline Ulrich a décroché un podium, tout comme la Leysenoude Thibe Deseyn, meilleure U23 de l’hiver. Et comment ne pas mentionner les médailles de Marianne Fatton et de Jon Kistler à Bormio pour la première de la discipline aux Jeux Olympiques, preuves que ces derniers mois furent spéciaux.
Une attention de plus en plus accrue ?
« C’était une saison en deux temps, avec les Jeux au milieu. Il a fallu adapter la préparation pour certains, et se réorienter ensuite pour la fin de saison avec ceux qui avaient des objectifs plus tardifs », explique le coach national Jean-Philippe Fartaria. Un défi relevé avec succès, donc. Reste désormais à transformer ces performances en visibilité accrue pour le ski alpinisme. « On sent déjà plus d’attention autour des médaillés olympiques. Les gens comprennent mieux ce que sont le sprint ou le relais mixte », observe-t-on en interne. La volonté est désormais de capitaliser sur cet engouement pour attirer davantage de partenaires et inscrire durablement la discipline dans le paysage médiatique.
« On attend maintenant les retombées. On espère que ça va nous permettre de faire connaître encore davantage notre sport. » Avec, en ligne de mire, une nouvelle étape, celle des Jeux de 2030. « On aimerait y voir une épreuve individuelle. C’est faisable, mais il faudra trouver le bon format, tant pour les athlètes que les organisateurs », conclut Jean-Philippe Fartaria. D’ici là, la Suisse entend bien continuer à montrer la voie.
Thierry Nicolet









































