- Valentin Darbellay s'est illustré en ce début de saison. (© Elite Fondations Cycling Team)
L’Elite Fondations Cycling Team a réussi ses débuts pour sa première saison à l’échelon UCI Continental. Invitations sur des courses prestigieuses, podiums prometteurs… Son directeur sportif chablaisien Laurent Dufaux fait le point.
Nouvelle venue au troisième échelon du cyclisme mondial, l’Elite Fondations Cycling Team aborde en 2026 sa toute première saison en UCI Continental avec une structure déjà bien établie. Forte d’une dizaine de coureurs dans son effectif professionnel, le minimum requis à ce niveau, l’équipe romande a su surprendre dès ses premiers coups de pédale dans le monde professionnel. « On peut dire vraiment que le début de saison a été plus que réussi, c'est une affaire qui roule », se réjouit son directeur sportif et cofondateur Laurent Dufaux.
Les athlètes de la formation rouge et noire ont notamment signé trois podiums sur des courses internationales. Deux sur le Tour des 100 communes grâce à Jan Sommer et Valentin Darbellay, puis un sur le Grand Prix de la Ville de Lillers avec le Britannique Alfred George. Samedi, Valentin Darbellay s'est même imposé sur le GP Berra immobilier à Saillon. Cette présence remarquée sur des courses de référence a permis à Elite Fondations de rapidement acquérir une crédibilité. L’un des principaux défis résidait pourtant dans l’accès aux compétitions. « Ce n’était pas non plus chose gagnée en amont », reconnaît le Chablaisien, ancien professionnel, évoquant la nécessité de convaincre les organisateurs pour obtenir des invitations. Ce qui fut chose faite grâce à un important travail relationnel.
Les jeunes amateurs veulent faire leur trou
En parallèle de l’équipe professionnelle, la structure nationale amateure – « ADN du projet » – a elle aussi connu un bon début d’année. Désormais davantage responsabilisés, les jeunes coureurs ont dû s’adapter à leurs nouveaux rôles. Après quelques semaines d’ajustement, les résultats ont suivi. « On sent une certaine rivalité, car les niveaux sont très proches et aucun leader ne se dégage clairement. Il a fallu environ trois week-ends pour que chacun prenne ses marques, avant que les résultats arrivent. Aujourd’hui, on identifie mieux les coureurs capables de performer, et on adapte nos stratégies en fonction des profils et des parcours pour mettre chacun dans les meilleures conditions », témoigne Laurent Dufaux, qui espère voir les membres du cadre national intégrer les professionnels.
Malgré ce lancement réussi, l’ambition reste mesurée et tournée vers la progression. « On n’a rien à perdre, on est une jeune équipe », rappelle le résident d’Ollon, en insistant sur l’importance de saisir chaque opportunité. Si l’objectif à long terme est clairement de viser la deuxième division, le mot d’ordre reste la constance et l’engagement au quotidien. « L'idée, c'est vraiment que les coureurs aient du plaisir à faire leur boulot et à se donner à 100% quand ils viennent sur des courses. En tout cas, ça se ressent, il y a une très belle dynamique au sein du groupe ! »
L'interview de Laurent Dufaux
Thierry Nicolet









































