- Michaela Senft ne s'était jamais lancée sur une distance autant importante. (© Yukon Arctic Ultra)
350 kilomètres en totale autonomie dans le Grand Nord canadien. Une deuxième place à l’arrivée. Un accueil triomphal à l'aéroport. Michaela Senft est passée par toutes les émotions sur le Yukon Arctic Ultra. La Bellerine était l’invitée de notre émission sportive ce lundi.
En cinq jours et vingt heures, Michaela Senft a traversé les immensités enneigées du Yukon, dans le nord du Canada, en tirant une pulka de plus de 20 kilos. « La course était aussi belle que difficile. On est souvent dans le dur, mais on oublie presque après coup tant l’expérience est forte », confie-t-elle. Des températures négatives, un sol parfois mou et une fatigue profonde ont fait honneur à cette course, le Yukon Arctic Ultra, décrite comme l’une des plus exigeantes au monde.
Pendant près de six jours, le temps n’a plus la même signification. « L’espace-temps est défini par la distance parcourue. Je compte mes pas, je calcule les kilomètres restants, mais ce n’est plus le temps habituel », explique la Bellerine de 54 ans. Dormir rarement plus de trois heures, gérer les pauses, prendre soin de ses pieds : tout se fait « aux sensations ».
Un retour en Suisse chargé d’émotion
À son arrivée en Suisse, Michaela Senft a été accueillie par ses proches et amis à l’aéroport, une surprise qu’elle n’avait pas imaginée. « Je ne m’attendais pas à ça. Cet accueil, c’était fabuleux, digne des Jeux olympiques », raconte-t-elle avec émotion. Si la fatigue est encore bien présente, la reconnaissance du public lui fait prendre conscience de l’ampleur de sa performance. « On est dans une bulle pendant la course. Ce sont les autres qui nous font réaliser ce qu’on a accompli ! » Michaela Senft était l'invitée de notre émission hebdomadaire du « 17h Mag Sport » ce lundi.
Thierry Nicolet










































