- Loïc Chable s'est illustré en Amérique du Nord. (© rk.photography)
Loïc Chable est de retour en Europe. Après plusieurs années passées aux Etats-Unis, entre études et ski alpin, le Villardou a été intégré aux cadres de Swiss-Ski et est en pleine phase de réadaptation.
Le 21 janvier 2022, à Vaujany (France), Loïc Chable disputait sa dernière course de Coupe d’Europe, un slalom duquel il avait été éliminé en première manche. S’en étaient suivies plusieurs compétitions au niveau FIS, avant de s’envoler pour les Etats-Unis. Durant trois ans, le Chablaisien a étudié l’économie, tout en continuant le ski de haut niveau. « J'ai voulu quelque peu assurer mes arrières. C'était important pour moi d'étudier, parce qu'il n'y a pas que le ski dans la vie. Je voulais également penser à ce qu’il y a après la carrière sportive », témoigne-t-il.
Son Bachelor en poche, Loïc Chable est revenu en Europe, et a directement pu intégrer le cadre B de Swiss-Ski grâce à ses bonnes performances outre-Atlantique. En Super-G, le Villardou s’est notamment classé parmi les 80 meilleurs spécialistes de la planète. Le jeune homme de 25 ans a ainsi retrouvé la Coupe d’Europe au début du mois de décembre à Zinal puis la semaine dernière à Verbier, où il s’est notamment classé 11e du premier Super-G au programme.
Le nombre de Suisses au départ ? « Un truc de malade »
« Je sais que le niveau est là. Si je skie bien, surtout en Super-G, je peux jouer tout devant. Il faut que les étoiles s'alignent, que je puisse participer à d’autres manches de Coupe d’Europe, afin de pousser fort la saison prochaine. » Il faut dire que Loïc Chable est en pleine acclimatation. À son retour en Suisse, il a dû apprendre à redécouvrir un monde bien différent de celui de l’Amérique du Nord. « Les États-Unis, c'est une petite famille, tout le monde est vraiment copain. On y court de plus pour nos universités, donc il y a l’envie de ramener des points pour tout le monde. Ici, c'est quand même un peu plus individualiste », témoigne le skieur vaudois.
L’incroyable densité d’athlètes suisses dans l’antichambre de la Coupe du monde l’a également impressionné. « C'est un truc de malade. Il n'y a pas assez de place pour le nombre d’Helvètes qu'il y a, d’où le fait qu’il faut skier chacun pour soi. » Ce n’est pas pour autant que Loïc Chable se met une quelconque pression, lui qui décrit cette saison comme une opportunité plutôt que comme un nouveau départ.
Thierry Nicolet/Ludovic Turin










































