- Un parcours en plein air à La Tour-de-Peilz permet de découvrir les lieux et paysages peints par Gustave Courbet. © Radio Chablais
Un appel à recherches lancé depuis la France résonne jusqu’aux rives du Léman. À l’occasion du bicentenaire du peintre tessinois Cherubino Patà, proche collaborateur de Gustave Courbet, l’Institut d’Ornans tente de retracer son œuvre. Un projet qui trouve un écho particulier à La Tour-de-Peilz, où le maître d’Ornans a vécu les dernières années de sa vie.
Au bord du Léman, difficile d’imaginer que l’un des plus grands peintres français y a terminé sa vie. Et pourtant, Gustave Courbet a passé ses quatre dernières années à La Tour-de-Peilz, en exil, face aux Alpes et au lac. Une présence encore bien ancrée aujourd’hui dans la commune vaudoise… et qui résonne jusque dans une actualité venue de France.
À l’occasion du bicentenaire de la naissance du peintre tessinois Cherubino Patà, l’Institut Gustave Courbet à Ornans lance un appel à recherches pour retrouver des œuvres ou documents liés à cet artiste encore méconnu. Un appel relayé localement à La Tour-de-Peilz, commune jumelée avec Ornans et étroitement liée à l’histoire de Courbet.
Une amitié artistique à (re)découvrir
Qui était vraiment Cherubino Patà ? Peintre ambulant originaire du Tessin, il rencontre Courbet dans les années 1860 en France. Très vite, il devient bien plus qu’un simple collègue : un collaborateur proche, un homme de confiance, presque une figure de l’ombre dans l’atelier du maître d’Ornans.
Mais aujourd’hui encore, son œuvre reste floue, parfois difficile à distinguer de celle de Courbet lui-même. C’est tout l’enjeu de l’appel lancé par l’Institut. Les explications de la conservatrice de l’Institut Gustave Courbet à Ornans, Carine Joly :
Une recherche ambitieuse, presque une enquête, pour reconstituer le parcours d’un artiste qui a beaucoup voyagé… et dont les traces sont encore dispersées. Car certaines toiles pourraient encore dormir dans des collections privées, sans que leurs propriétaires en connaissent forcément l’origine. Carine Joly :
À La Tour-de-Peilz, l'héritage de Courbet bien vivant
Si cet appel trouve un écho dans la région, ce n’est pas un hasard. La commune de La Tour-de-Peilz entretient un lien particulier avec Courbet, qui s’y installe en 1873 après avoir quitté la France, dans un contexte politique tendu. Malgré l’exil, le peintre ne cesse jamais de créer.
Entretien avec Sophie Cramatte, responsable des affaires culturelles à La Tour-de-Peilz
Avec cet appel à recherches, l’Institut Gustave Courbet espère aujourd’hui mieux comprendre le rôle de Cherubino Patà dans l’entourage du peintre. Distinguer les œuvres, éclairer les collaborations, et peut-être lever le voile sur certaines zones d’ombre. Et peut-être, quelque part, une toile signée « C. PATA » qui n’attend qu’à être redécouverte.
Les personnes qui pensent posséder une œuvre de Cherubino Patà peuvent contacter directement l’Institut Gustave Courbet à l'adresse
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