- La Narcisse à fleurs rayonnantes est une espèce endémique à la région vaudoise. Elle cohabite avec la Narcisse des poètes. Crédit : Parc naturel régional Gruyère Pays-d’Enhaut
En pleine floraison printanière, les narcisses sauvages emblématiques du Pays de Vaud émerveillent chaque année de nombreux promeneurs.
Cette richesse florale, le Parc naturel régional Gruyère Pays-d’Enhaut est chargé de la mesurer, sur mandat du canton. Depuis la mi-avril, une vingtaine de bénévoles recensent la « neige de mai », du Pays-d’Enhaut jusqu’aux Mosses et à l’Hongrin.
Près de 500 hectares sont ainsi passés au crible, dix ans après la dernière cartographie. Une actualisation devenue nécessaire, car en deux décennies, près de la moitié des prairies à narcisses ont disparu. L’urbanisation, le changement climatique et les pratiques agricoles figurent parmi les principales causes de ce recul. Malgré ce constat, la fleur n’est toujours pas totalement préservée. Léa Mégali, cheffe de projet au Parc.
Si cette dynamique négative se poursuit, c’est un patrimoine teinté de traditions qui pourrait disparaître. Léa Mégali entretient des souvenirs familiaux avec les narcisses.
Sur le terrain, la cartographe bénévole Alice Conçu arpente patiemment le secteur de Rougemont afin d’y mesurer la quantité de narcisses sauvages. La retraitée constate fréquemment une baisse de la densité florale. Alice Conçu.
La retraitée peut souvent compter sur une aide inattendue pour effectuer ce travail minutieux. Alice Conçu.
Attendu d’ici la fin de l’été, ce nouvel état des lieux de la présence de narcisses sauvages doit permettre au gouvernement vaudois d’adapter ses mesures afin de mieux protéger l’espèce.
Antoni Da Campo









































