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Se rendre à Saint-Maurice ou Monthey en transports en commun depuis Bex peut parfois relever du parcours du combattant. Malgré une forte amélioration de la mobilité douce régionale, ces itinéraires laissent encore certains usagers sur leur faim.
Les liaisons en transports publics entre Bex, Saint-Maurice et Monthey sont parfois difficiles, avec des trajets de 5 km pouvant durer jusqu’à une heure porte à porte. Des lacunes soulevées en mars par la conseillère communale bellerine Gaëlle Valterio qui regrette une inefficacité qui nuit à l’adoption des mobilités douces. La situation est prise au sérieux par Michael Dupertuis, municipal en charge du dossier.
Il rappelle qu’aux côtés de la Confédération, de Vaud et du Valais, la commune de Bex investit annuellement jusqu’à 2,5 millions de francs dans les transports en commun, et souligne l’amélioration continue de la desserte depuis des années grâce aux trains CFF, BVB et aux bus MobiChablais. "Dès la publication du nouvel horaire 2026-2027 en décembre prochain, la ligne 107 sera intégrée à la 110 afin de garantir une desserte à la demi-heure entre Bex et Monthey", se réjouit-il. Une évolution positive qui satisfait Michael Dupertuis, et qui pourrait se poursuivre grâce au soutien du Valais.
Pour sa part, le canton du Valais met en avant les 128 millions de francs qui seront investis en 2026 dans la mobilité publique, en hausse de 15 % sur cinq ans. Aucun financement supplémentaire spécifique au Chablais n’est toutefois prévu côté valaisan avant 2030 car la situation est jugée suffisante par rapport aux besoins actuels. "Il y a eu un fort développement du réseau de mobilité partagée dans cette région. Avec une telle densité de l'offre, le Chablais n'est pas laissé pour compte par nos services, bien au contraire", rappelle Sylvain Dumoulin, chef du service de la mobilité valaisanne. D'ici là, les investissements cantonaux futurs pourraient être bouleversés par la politique d’austérité décidée cette année par la Berne fédérale envers les transports en commun. "Des coupes nationales mettraient en péril les années d'efforts en faveur du réseau de bus et de trains tout en menaçant l'existence de certaines lignes", prévient-t-il.
Entre temps, une étude régionale sur la mobilité chablaisienne mandatée par les cantons de Vaud et du Valais, avec la participation de Chablais Région, est en cours et devrait déboucher sur des pistes d’amélioration complémentaires.
Antoni Da Campo









































