- (De g. à d.) Dr Florian Bersier, Chef de la filière IA du SCI, Franziska Biner, Conseillère d'État, cheffe du département des finances et de l'énergie, et Claude-Alain Berclaz, Chef du Service cantonal de l'informatique (SCI).© État du Valais
Le Valais devient le premier canton suisse à se doter d’une intelligence artificielle souveraine au sein de son administration. Baptisée AVA, cette nouvelle plateforme, dont les données sont stockée sur le serveur de l’État, doit permettre d’accompagner le travail des collaborateurs.
Le Valais devient le premier canton de Suisse à se doter de sa propre intelligence artificielle. L'État a présenté jeudi matin « AVA », pour Assistant Valaisan Augmenté. Une plateforme souveraine développée en interne et destinée à l'ensemble de son administration. L'objectif est de permettre aux collaborateurs d'utiliser l'IA dans leur travail quotidien, y compris lorsqu'ils manipulent des informations sensibles.
Jusqu'ici, les outils commerciaux disponibles sur le marché posaient des problèmes de confidentialité, notamment parce que leurs serveurs se trouvent à l'étranger. Avec AVA, les données restent sous le contrôle du canton. Franziska Biner, cheffe du Département des finances et de l'énergie, explique cette volonté de souveraineté.
Six mois auront suffi au Valais pour bâtir sa propre intelligence artificielle. Une réalisation particulièrement rapide pour un projet de cette ampleur. Le développement a été confié à une nouvelle filière spécialisée au sein du Service cantonal de l'informatique, crée en mai de cette année. Franziska Biner.
À l’avenir, Le canton souhaite partager son expérience avec les communes, mais aussi d’autres administrations communales qui développent actuellement leur propre IA.
SECONDE LECTURE
AVA : une intelligence artificielle sous contrôle
Développer sa propre intelligence artificielle ne suffit pas : encore faut-il pouvoir en garantir la fiabilité et la sécurité. Pour le Valais, l'enjeu est de maîtriser l'ensemble de la chaîne, des données utilisées aux modèles qui génèrent les réponses. Le canton a notamment configuré AVA pour limiter les erreurs et les réponses inventées, appelées « hallucinations ».
Son chef de la filière IA, le docteur Florian Bersier, insiste également sur le rôle d'assistant de cet outil : aucune décision administrative ne sera confiée à l'intelligence artificielle. L'humain conserve donc le dernier mot, tandis que les collaborateurs restent responsables de vérifier les résultats produits.
Écoutez cet entretien avec le Dr Florian Bersier :

Voici à quoi ressemble l'interface de la nouvelle plateforme IA développée par l'État du Valais et destinée à son administration. © État du Valais
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