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Le recul des glaces dans les Alpes valaisannes révèle des vestiges parfois vieux de plusieurs millénaires. Mais cette fonte représente aussi une course contre la montre pour les archéologues, car les objets exposés à l’air libre risquent de se dégrader rapidement, avant même d’avoir été découverts.
Le recul des glaciers permet de retrouver des objets que la glace a parfois conservés pendant des millénaires. En témoigne la découverte d’un objet en bois datant d’environ 2500 ans au Col de Barberine, dans le Chablais Valaisan et dont le New York Times s’est fait l’écho. Mais cette protection naturelle disparaît dès que les vestiges sont exposés à l’air libre. Le bois, le cuir ou les textiles peuvent alors se dégrader rapidement sous l’effet de l’humidité et des cycles de gel et de dégel. Pour les archéologues valaisans, chaque découverte peut donc devenir une course contre la montre : il ne suffit plus de retrouver ces objets, il faut aussi intervenir avant qu’ils ne disparaissent.
Romain Andenmatten, archéologue à l’Office cantonal valaisan d’archéologie.
Pourtant l’archéologie glaciaire s’est développée relativement tard. Les premières découvertes dans ce contexte remontent aux années 1930, mais il a fallu attendre plusieurs décennies pour que les spécialistes prennent véritablement la mesure de cet héritage. Romain Andenmatten.
"Ice Watcher" : L'application qui intègre le grand public dans la recherche
La fonte des glaciers révèle des vestiges parfois vieux de plusieurs milliers d’années, mais elle menace aussi de les faire disparaître avant même qu’ils soient découverts. Car une fois libéré des glaces protectrices, ces témoins du passé peuvent rapidement se détériorer.
Face à cette urgence, les archéologues valaisans ne peuvent pas surveiller seuls l’ensemble du territoire. Ils ont donc créer un outil pour impliquer celles et ceux qui fréquentent la montagne. Son nom : Ice Watcher. Développée par l’Office cantonal valaisan d’archéologie, cette application gratuite permet aux randonneurs et autres alpinistes de signaler leurs découvertes aux spécialistes.
Comment fonctionne-t-elle concrètement et comment chacun peut-il contribuer à préserver ce patrimoine ? Éléments de réponse avec cet entretien mené en compagnie de Romain Andenmatten, archéologue à l’Office cantonal valaisan d’archéologie.
/LT
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